prometheus

L'idée qu'il n'y a pas de Dieu ne fait trembler personne ; on tremble plutôt qu'il y en ait un.

22 juillet 2007

Forte et Douce comme un Vin

Les mains d'Elsa       

Donne-moi tes mains pour l'inquiétudesimone
        Donne-moi tes mains dont j'ai tant rêvé
        Dont j'ai tant rêvé dans ma solitude
        Donne-moi te mains que je sois sauvé
      

Lorsque je les prends à mon pauvre piège
        De paume et de peur de hâte et d'émoi
        Lorsque je les prends comme une eau de neige
        Qui fond de partout dans mes main à moi
      

Sauras-tu jamais ce qui me traverse
        Ce qui me bouleverse et qui m'envahit
        Sauras-tu jamais ce qui me transperce
        Ce que j'ai trahi quand j'ai tresailli
      

Ce que dit ainsi le profond langage
        Ce parler muet de sens animaux
        Sans bouche et sans yeux miroir sans image
        Ce frémir d'aimer qui n'a pas de mots
      

Sauras-tu jamais ce que les doigts pensent
        D'une proie entre eux un instant tenue
        Sauras-tu jamais ce que leur silence
        Un éclair aura connu d'inconnu
      

Donne-moi tes mains que mon coeur s'y forme
        S'y taise le monde au moins un moment
        Donne-moi tes mains que mon âme y dorme
        Que mon âme y dorme éternellement.
       
       
Extrait du "Fou d'Elsa", Louis ARAGON

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30 août 2005

عبث الكلمات

تكفيpo

يد امرأة في يدي

كي أعانق حريتي

وأن يبدأ المد و الجزر في جسدي من جديد...

                                   محمود درويش

********************************

و الطفلة ما تزال تجر حلمها الأشعث و تسير

تحمل جسدها الخلفي و تسير

و الساعة تشير إلى منتهى الجفون

و إلى الغيم الناعس

في قلبي

                               عبد الوهاب الرامي

********************************

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24 août 2005

Mystique à l'état sauvage

 Vorimbaudus ne pouvez pas imaginez le grand plaisir que je trouve quand je serai seul et je prend le recueil de poète français Arthur RIMBAUD….et je commence a lire..! 

 Dès ses premiers poèmes, Rimbaud insulte et d'énonce, les vers de Rimbaud s'ouvrent à la magie d'un verbe en alchimie et planent aux abords sereins de la source créatrice…

Dans "une saison en enfer" les accents de l'authentique souffrance se mêlent aux notes complices d'un opéra fabuleux dans lequel Rimbaud voit " la fonction de l'art entré dans la source inconsciente et jouant son abîme".

Le poète des " Illuminations" se sent de nouveau le pouvoir de caresser le galbe de l'inconnu en vertige, de s'enfoncer aux flancs éclaté du mystère, Rimbaud nous provoque pour mieux nous conquérir, sa poésie nous ouvre alors les sentiers élargis du désir, l'horizon rêvé de l'amour…

Bohème jamais assouvie, l'œuvre de Rimbaud fuit de la monstrueuse prison du quotidien et veut percer le secret de son adolescence meurtrie, furieux, éphémère.

Rimbaud ne nous invite pas à subir passivement le rythme de sa poésie, il nous apprend plutôt que l'approche poétique réside dans le désir d'être entraîné par elle…

 

Ecoutons le quand il dit :

 

Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,

Picoté par les blés, fouler l'herbe menue :

Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.

Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

* * * * * * * * * *

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :

Mais l'amour infini me montera dans l'âme,

Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,

Par la nature,- heureux comme avec une Femme.


Et aussi :

 

L'étoile a pleurer rose au cœur de tes oreilles,

L'infini roulé blanc de ta nuque à tes reins;

La mer a perlé rousse à tes mammes vermeilles

Et l'homme saigné noir à ton flanc souverain.

 

Ben, Moi je le trouve plus que MERVEILLEUX et vous...?

 

 Azzeddine

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25 juillet 2005

نزار قباني

nizar2نانتظرنا عربياً واحداً
يسحبُ الخنجرَ من رقبتنا..
انتظرنا هاشمياً واحداً..
انتظرنا قُرشياًَ واحداً..
دونكشوتاًَ واحداً..
قبضاياً واحداً لم يقطعوا شاربهُ..
انتظرنا خالداً أو طارقاً أو عنتره..
فأكلنا ثرثره... وشربنا ثرثره..
أرسلوا فاكساً إلينا.. استلمنا نصَّهُ
بعدَ تقديمِ التعازي.. وانتهاءِ المجزرة!

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